Voyagez avec le film Samsara

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Bonne nouvelle, Samsara est enfin sorti en France ! Ron Fricke, réalisateur américain, a exploré la Terre en capturant de courtes séquences au 70 mm, reliées entre elles pour nous offrir un Tour du Monde d’une heure et quarante minutes. Tourné dans vingt-cinq pays, durant cinq ans, ce documentaire a tout pour plaire aux amoureux du voyage.

Samsara est un terme sanskrit tiré de la philosophie bouddhiste et hindouiste. Il signifie “ensemble de ce qui circule” et “courant des renaissances successives”. Il représente ainsi le cycle des naissances, des morts et des réincarnations. Cette notion est liée à celle du karma qui exprime une relation de cause à effet. Tout actes induiraient des conséquences qui se répercuteraient sur les différentes vies d’un individu et sur son destin. Ces principes sont à la base du documentaire de Ron Fricke.

Samsara créé un rapport intime avec le spectateur. La Terre se livre. Elle dévoile ses splendeurs et ses aspects plus sombres. Il est une métaphore sur le cycle de la vie fait de naissances et de destructions. Dans ce voyage, on admire beaucoup de paysages et l’Homme a lui aussi sa place. Malheureusement, son rapport avec la Nature n’est pas toujours harmonieux.

La (superbe) bande annonce de Samsara

Aucun commentaire n’accompagne les images. Elles se suffisent à elles-mêmes. Nous pouvons nous concentrer sur ce que nous voyons pour en apprécier les moindres détails. Le spectacle est saisissant ! Nous avons vu le film à la Géode, le cinéma de la Cité de la Science à Paris. Confortablement installés sur des sièges inclinés, nous étions émerveillés devant l’écran de 1 000 m2. Samsara révèle les contrastes de notre planète en survolant quelques-unes de ses merveilles. Le voyage passe par tous les continents mais s’attarde surtout en Asie. Nous avons reconnu certains de nos coups de cœur comme le volcan Kawah Ijen en Indonésie et les maisons troglodytiques en Turquie. Les lieux de tournage sont répertoriés ici.

Démons & Merveilles

Samsara montre le meilleur et le pire de notre civilisation. Nous passons sans transitions des pagodes birmanes ensoleillées à la Nouvelle-Orléans dévastée, des villages éthiopiens aux nœuds autoroutiers américains… Grâce à l’intensité de certains paysages et les nombreux timelapses, la magie opère dès les premières minutes. Mais, elle retombe assez vite.

Baraka, sorti en 1992, nous avait beaucoup plus séduit. Les deux documentaires, séparés de vingt ans, se ressemblent assez mais pour Samsara le constat s’avère plus pessimiste. L’homme apparaît comme un parasite et certaines séquences sont assez prévisibles. Nous retrouvons les éternels poulaillers,  usagers du métro, usines de travail à la chaîne, piste de ski en plein désert… Le consumérisme et l’industrialisation sauvage sont, à juste titre, pointés du doigt mais sans réelle originalité, voir même avec des raccourcis simplistes. Nous partageons le constat du film mais avons moyennement apprécié le symbolisme de certains passages et les quelques longueurs.

La roue de la vie selon la tradition bouddhiste.

Finalement, avec Samsara, nous voyageons au travers d’un songe. Certaines images restent, d’autres s’évaporent. Nous avons dévoré certaines séquences, comme celles tournées dans l’ouest américain, puis, sans transition nous basculons dans le cauchemar : défilés militaires, armes à feux, robots… L’Homme apparaît comme un visiteur incongru, étranger au Monde qui l’entoure. On se réveille et puis tout recommence. C’est le cycle de la vie sur Terre.

Selon nous, Samsara mérite largement le détour même si, au fond, il n’est original ni dans la forme ni dans le message délivré. Une chose est sûre, il plaira aux amoureux de paysages et cultures du Monde.

  1. Merci pour ta critique, c’est vrai que le pessimisme est à l’honneur ces temps…
    Pour les parisiens, le film est aussi au Max Linder, ils ont installé un nouveau projecteur juste avant le film, unique. Je n’ai pu y voir que la bande-annonce, mais c’était impressionnant !

  2. C’est vrai que les touches d’espoirs se font rares.
    Le plus décevant c’est que certaines images sont déjà très largement diffusées sur internet et dans d’autres documentaires. Elles m’intéressent et sont réalistes mais de là à les voir plusieurs fois…
    Merci pour le plan du Max Linder !

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