Rio, je me souviens

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Pour vous conter à quel point j’ai adoré Rio de Janeiro, ce ne serait en rien compliqué. Il suffirait que je vous dise que, dans la même ville, on peut parcourir 36 kilomètres de plages et profiter des sorties culturelles dignes d’une capitale. J’aurais aussi pu vous glisser les quelques mots de l’écrivain bourlingueur Blaise Cendrars lorsqu’il découvrit la ville dans les années 20 : “C’est un paradis terrestre”. Mais spécialement pour vous, aujourd’hui, je vais détailler. Pourquoi Rio de Janeiro est-elle une des villes les plus fascinantes du monde ?

Devant la mythique plage de Copacabana.

Devant la mythique plage de Copacabana.

Démons et merveilles

Rio de Janeiro est la représentation parfaite du terme “contradiction”. Si l’on ne savait pas qu’elle a été investie par un navigateur portugais le 1er janvier 1502, en massacrant au passage les amérindiens qui s’y trouvaient, puis évoluée lentement jusqu’à devenir une mégapole sud-américaine, on pourrait aisément la confondre avec une oeuvre d’un artiste plasticien contemporain. Il aurait essayé de représenter grandeur nature des contrastes tels que pauvreté et exubérance, splendeur et décadence ; voir même paradis et enfer, le tout avec plus de 12 millions d’habitants répartis dans une baie tropicale.

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Richesse et pauvreté s’invitent au regard partout dans cette baie merveilleuse. J’ai été assez révolté de voir le ballet incessant d’hélicoptères (utilisés quotidiennement par les milliardaires pour leurs déplacements urbains) au-dessus des favelas. On croise sur Copacabana des personnages qui ont visiblement abusé de la chirurgie esthétique et à quelques pas des gens qui ont faim. Ici les trottoirs sont éventrés, à quelques encablures les dorures d’un hôtel luxueux brillent au soleil.

Mais la magie opère

Je me ballade dans un des nombreux marchés haut en couleurs dont j’ai oublié le nom. J’ai l’agréable sentiment d’avoir toujours habité ici. Les cariocas m’abordent comme un ami de longue date, me lancent des sourires chaleureux ou viennent échanger quelques mots. On a beau connaître les statistiques de violence (accablants…), on ressent dans les rues un puissant parfum d’insouciance.

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Fanny dévore un açaí : sorbet fait à partir d’une baie brésilienne aux vertus énergisantes et anti-oxydantes reconnues.

D’un jour à l’autre, ici plus qu’ailleurs, tout peut disparaître. Alors pourquoi ne pas savourer l’instant ? C’est peut-être ce que pense la foule de cariocas qui déambulent dans les larges allées qui mènent aux plages.

Cette ville est arrogante au point d’organiser successivement la Coupe du Monde FIFA et les Jeux olympiques 2016. Mais il suffit de se balader quelques heures pour s’apercevoir que ces événements sont loin d’être plébiscités par tous les cariocas.

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J’ai adoré à Rio, admirer la démesure amazonienne tutoyer les gratte-ciels. Les principaux sites touristiques ne manquent pas d’intérêt et je conseille à quiconque de s’y attarder. Mais n’oubliez pas de vagabonder au hasard des rues. Retenez seulement que lorsque vous montez, vous vous rapprochez des quartiers redoutés.

Rio de Janeiro est-elle une ville dangereuse ? Pas d’angélisme, au vue des statistiques, on ne peut le nier. Je vous laisse le soin de faire des recherches, les chiffres et articles abondent. Mais précisons une chose : le bon sens permet d’éviter une très grande partie des risques. Si vous n’êtes pas impliqué dans un quelconque traffic, si vous ne vous baladez pas avec des bijoux ou appareil photo réflex (plus onéreux qu’un salaire minimum brésilien), si vous ne sortez pas à des heures nocturnes n’importe où, alors tout ira bien.

La nature omniprésente

Elle tente de survivre dans ce labyrinthe de béton. Si bien qu’à quelques centaines de mètres du Pain de Sucre, en direction du centre-ville, j’ai croisé un gigantesque Boa en train de lézarder dans un arbre !

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A Rio, ouvrez l’oeil !

Le sagui, un singe très présent à Rio mais non originaire d'ici. Il représenterait une menace pour la diversité biologique.

Le sagui, un singe très présent à Rio mais originaire d’ailleurs. Il représenterait une menace pour la diversité biologique.

La plage de Copacabana

Il est temps de faire tomber deux mythes : les plages de RIo sont très loin d’être les plus belles du Brésil et il n’y a pas que des “bombes latines” sur Copacabana. L’eau est froide quasiment toute l’année et très peu de gens se baignent en dehors des surfeurs. Mais elles sont en revanche très bien classées dans le top des “plages urbaines”. Plus que tout, c’est l’ambiance qui les distingue des autres !

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Une fois par semaine, la circulation est coupée. On peut alors se balader “caïpi” en main (ou eau de coco…) parmi les vélos et long-boards.

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Un peu trop de foot à mon goût…

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L’emblème de Rio

Je me suis toujours demandé à quoi ressemblait les rues en bordure de Copacabana. C’est pas si mal !

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Derrière Copacabana

Tradition et modernité architecturales

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Nossa Senhora de Candelária

L’église de Nossa Senhora da Candelária trône au milieu des édifices modernes. Rio de Janeiro a été jusqu’en 1960 la capitale du plus grand pays catholique au monde.

Entre nature, tradition et modernité.

Entre nature, tradition et modernité.

L’étrange Cathédrale Saint Sébastien mérite le détour : ultramoderne et intrigante. Surtout de nuit !

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L’étrange Cathédrale Sao Sebastiao vue la nuit

Nous sommes habitués à voir les mêmes photos de Rio. Au détour d’une avenue, on fait parfois des découvertes intéressantes…

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Le Christ vu d’ailleurs.

Le coucher de soleil à la plage d’Ipanema

C’est le clou du spectacle après une journée de baignade. Comme partout sur les côtes brésiliennes, les gens applaudissent au coucher du soleil ! Ici, on célèbre la beauté sous toute ses formes. Les surfeurs profitent des derniers rayons de soleil à quelques mètres des pêcheurs. Assis sur les rochers, on admire le ciel se teinter de tons rouges et orangés.

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D’ailleurs, de jour, c’est aussi ma plage centrale préférée ! Moins de famille, moins de flambe, plus de jeunes sportifs qu’à Copacabana.

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Le fabuleux escalier Selaron

Imaginez 2 000 carreaux de faïence venant de plus de 120 pays différents. L’artiste chilien Jorge Selarón (1947-2013) est le créateur de cette curiosité, aujourd’hui célèbre dans le monde entier. Prenez le temps de découvrir l’infinité des motifs et messages qui apparaissent.

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Il conduit au quartier bohème de Santa Teresa, où les couleurs criardes règnent en maître. Plus bas, le quartier de Lapa est le rendez-vous d’une partie des fêtards de la deuxième ville du Brésil.

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Corcovado, pain de sucre… les vues imprenables !

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Comme dit précédemment, les principales attractions touristiques ne sont en rien décevantes. Attention, le soleil tape fort !

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Si Rio vous attire, cédez à la tentation !

Aujourd’hui, il est assez facile de trouver un aller-retour Paris/Rio pour 500 euros, même sans s’y prendre à l’avance. L’hébergement ne pose aucun problème, Rio offre tout ce qu’il faut. Nous avons testé deux possibilités : un séjour en couchsurfing et quelques jours en hôtel à quelques pas de Copacabana. Chacune a ses avantages. La première est à privilégier pour les rencontres, la deuxième pour un séjour confortable et romantique à Rio de Janeiro. A vous de voir ! Pour nous, le mot d’ordre est : varier les plaisirs !

Fanny en compagnie de Vinicius, notre hôte rencontré via Couchsurfing.

Fanny en compagnie de Vinicius, notre hôte rencontré via Couchsurfing. *L’article contient un lien partenaire.

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