#ParistanbulTrip Acte 5 – Istanbul, entre deux mondes

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Voici le dernier acte de la série d’articles consacrés à mon aventure en auto-stop : #ParistanbulTrip ! Après presque 3 000 kilomètres parcourus à l’aide d’une dizaine de chauffeurs, je retrouve la fascinante ville d’ Istanbul ! J’ai prévu d’y rester cinq jours, pour découvrir certaines parties de la ville que je ne connais pas.

Retrouvailles avec Istanbul

A presque minuit, je retrouve ma cousine dans les rues de Kadikoy, dans la partie asiatique de la ville. Mon dernier chauffeur avait beau être bizarre et un peu alcoolique, il a eu la gentillesse de rallonger son trajet d’une heure pour me déposer au point de rendez-vous fixé avec ma cousine. L’accueil est à la hauteur de mes espérances ! A peine arrivé, je suis embarqué dans une tournée des bars avec un groupe d’étudiant Erasmus : Italiens, Turcs, Allemands, Français… Le temps d’une soirée, j’oublie la fatigue accumulée ces derniers jours.

L’arrivée “officielle” est sur la place Sultanahmet, entre Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue ! Le lendemain matin, je me réveille assez difficilement pour rejoindre le quartier historique d’ Istanbul.

Il est 14h et me voilà sur la place Sultanahmet, le point d’arrivée ! J’ai donc mis 6 jours pour me rendre à Istanbul en autostop, sans me presser ni prendre mon temps mais en obéissant aux seules lois du hasard et des rencontres. Morgane a remporté le concours de paris ! Bravo à elle 😉

Cette première expérience en Stop a été vraiment révélatrice. Il n’y a pas meilleur moyen pour sentir autant la liberté et goûter à l’imprévu. En si peu de jours, je n’aurais pas cru accumuler tant de souvenirs et apprendre autant de choses.

L’expérience a été aussi courte qu’intense !

Entre deux continents

Istanbul a la particularité d’être à cheval entre l’Europe et l’Asie. Elle est une porte vers l’Orient au sens propre comme au figuré. Coincée entre la mer de Marmara et la mer Noire, la ville aux sept collines se déploie majestueusement autour du Bosphore. Sultanahmet est le cœur historique de la ville, mais aujourd’hui, elle ne cesse de croître en créant des zones d’activités commerciales, financières et culturelles aux quatre coins de l’air urbaine.

Entre Histoire et modernité

Istanbul a une histoire riche en rebondissements. Elle est l’un des berceaux de la civilisation moderne et a longtemps été la ville la plus peuplée du monde. Elle fut la Byzance des Grecs avant de passer sous le joug de l’Empire romain. En 1453, les Ottomans s’emparent de Constantinople.

Pour un voyage dans le temps, il suffit de partir à la découverte de ce que l’on appelle le “vieil Istanbul”. Le quartier de Sultanahmet a beau être bondé de touristes, il n’en reste pas moins fascinant à plus d’un titre. Le Palais de Topkapı, la Mosquée Bleue et bien sûr Sainte Sophie sont des immanquables.

Ayasofi (Sainte Sophie) a été construite dès 330 sous l’impulsion de l’Empereur Constantin et érigée au fil des siècles comme l’un des symboles les plus emblématiques de la religion chrétienne. A la prise de Constantinople, elle a ensuite été convertie en Mosquée avant de devenir un musée en 1934. Aujourd’hui, on peut toujours admirer, sous le même toit, des inscriptions musulmanes et des fresques représentant le Christ.

Au Nord, les quartiers de Galata et Beyoglu sont le symbole du rayonnement nouveau de la ville. On pourrait facilement se croire dans n’importe quel centre ville d’une métropole européenne. Sur İstiklal Caddesi, l’immense rue piétonne, plus de 3 millions de personnes se pressent chaque week-end à l’assaut des magasins, théâtres, galeries d’art… Le soir, Taksim devient l’épicentre de la vie nocturne des Stambouliotes. Il y a foule dans les nombreux restaurants, pubs et boîtes de nuit où l’alcool coule à flots.

Aux antipodes de cette agitation, on peut aussi se perdre dans le labyrinthe de ruelles d’un quartier comme celui de Tarlabasi.  On y trouve un étonnant décor de linge pendu aux fenêtres, des marchés hauts en couleurs et des chemins escarpés d’où surgissent des minarets. Mais pour combien de temps encore ? Ce quartier, comme d’autres, est devenu la cible de promoteurs immobiliers peu scrupuleux.

Entre frénésie et douceur de vivre

Istanbul est une mégalopole qui approche des 15 millions d’habitants. En 2011, elle était la 7e destination touristique au Monde avec plus de 7 millions de visiteurs.

Mais sous d’autres aspects, la ville prend des allures de havre de paix. L’eau est omniprésente et contribue à donner une  atmosphère spéciale. Prenez le temps de vous promener sur le pont de Galata au-dessus de la Corne d’Or. Les pêcheurs sont très nombreux, accoudés sur le pont. A moindre coût, il est possible de faire des croisières sur le Bosphore, à destination de la Mer Noire ou des îles aux princes. Le dépaysement est garanti. A mon premier passage, en 2011, j’avais eu la chance de croiser un groupe de dauphins lors d’une croisière !

Entre proximité et dépaysement

Inutile de vous munir d’une carte, lorsque vous êtes perdus, les passants se font une joie de vous aider ! J’ai rarement vu une ville de cette taille accueillir si chaleureusement ses visiteurs.

De nombreuses compagnies aériennes déservent la Turquie au départ de Paris ou de quelques villes en région. Istanbul est donc accessible pour un long week-end ! En moins de quatre heures, on peut se retrouver au bord du Bosphore à déguster un poisson frais en écoutant les innombrables mosquées se répéter la prière. Aujourd’hui c’est une certitude, Istanbul était et restera LA ville vers laquelle je retournerai encore et encore…

A bientôt pour de nouvelles aventures ! 😉

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