Koh Lanta ou le morceau de paradis

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Le plus « difficile » lorsqu’on visite le sud de la Thaïlande, c’est certainement de choisir son île. Il y en a pour tous les goûts ou presque : fêtardes, paradis de nature, plates, montagneuses, inexplorées, petites et grandes. Notre choix s’est porté sur l’île de Koh Lanta pour y réaliser notre première expérience de woofing (bénévolat dans un projet écologique).

Description du morceau de paradis et tranches de vie insulaire !

Koh Lanta, grandeur nature 

Koh Lanta est un archipel de 52 îles dans la mer d’Andaman. La plus grande d’entre elles, Lanta Noi, a assez peu d’intérêts touristiques. Au contraire, Lanta Yai bénéficie d’une dizaine de plages, de villages, de structures touristiques et d’une flore exceptionnelle. Sans être le « must » niveau plongée, l’archipel offre tout de même quelques escapades de premier choix. Au départ du port de Koh Lanta Yai, vous pouvez rejoindre beaucoup d’îles dispersées dans la mer turquoise.

Nous avons séjourné à Koh Lanta pendant 3 semaines, aux mois de décembre et janvier. Plutôt que de partager la totalité de notre séjour avec vous (ce serait trop long ! ), voici quelques moments choisis de cette expérience.

Nous avons débarqué à Koh Lanta fidèle à nos habitudes : sans adresse ni carte… Heureusement, nous tentons l’auto-stop (temps d’attente : 20 secondes) et tombons sur un thaïlandais tellement sympa qu’il parcours l’île de Lanta Noi pendant plus d’une heure avec nous. Finalement, nous nous rendons compte que nous nous sommes trompés d’île… Nous avons en fait rendez-vous à Lanta Yai. Tant mieux pour nous d’ailleurs !

 Première expérience de Woofing

Nous avons postulé à une annonce parue sur le site wwoof.fr, qui permet aux voyageurs de découvrir les techniques de l’agriculture biologique et de s’impliquer dans des projets locaux à taille humaine. C’est parti pour 3 semaines d’immersion dans la jungle !

Asa Lanta est un projet de ferme écologique développé par un couple, Anke et Aoi (une hollandaise et un thaï), qui vise à être autosuffisant et durable. Niché au cœur de la jungle, nous découvrons un vrai havre de paix.

Nous vivons en compagnie d’une dizaine d’autres voyageurs, tous d’âges et de nationalités différentes. La première semaine, nous logeons dans une des trois maisons construites en adobe (technique naturelle ancestrale) puis rejoignons le dortoir, au-dessus de la salle commune.

Notre quotidien est bien rythmé. Levés à 7h tous les matins pour un petit déjeuner dans la salle commune. Au menu, riz violet avec petits pois, fruits frais, miel et cacahuètes. Un délice ! Puis c’est parti pour quatre heures de travail dans la jungle, sous un soleil de plomb.

Notre petit déjeuner, tout en fraîcheur !

Chaque journée est différente, nous attendons qu’Anke nous donne les instructions. Fanny a construit une douche en palmiers et bambous pendant plusieurs jours et a fait des plantations après avoir défraichi la jungle.  Quant à moi, j’ai construit un garage en bois et coupé beaucoup de bambous. J’ai aussi appris à manier toutes sortes d’outils dont je ne soupçonnais même pas l’existence. On peut littéralement TOUT faire avec le bambou, moyennant un peu de travail et de créativité. Le temps passe vite bien que le travail soit assez physique…

Nous attendions surtout 12h que la cuisinière crie : « Lunch is ready ! ». A ce moment, tout le monde (nous et six autres volontaires les deux premières semaines puis 10 les semaines suivantes) laisse ses activités et se met à table. Avec huit nationalités différentes c’est l’occasion pour nous d’améliorer notre anglais et de partager des tranches de vie.

A Asa Lanta, chaque repas est préparé au feu de bois. Ci-dessous, le diner est préparé par Bee et ses assistants.

L’après-midi nos pouvons vaquer chacun à nos occupations. Les mercredis sont nos jours de repos. Nous faisons la grasse matinée puis allons découvrir l’île sur notre scooter ou à bord d’un bateau.

Nous vivons dehors à 90% du temps. Asa Lanta étant au beau milieu de la jungle, nous entendons les animaux constamment. Un vrai plaisir de se retrouver si proche de la nature.

Pourquoi s’enfermer entre quatre murs quand l’on peut se doucher sous le soleil brûlant ?

Vu la beauté de l’endroit, on en oublierait presque que l’on est là pour travailler !

Si un séjour à Asa Lanta vous tente, consultez l’annonce sur les sites Wwoofing ou Helpx et contactez Anke. Le projet, amené à devenir un site d’ éco-tourisme, est en mutation constante. Il faut donc se renseigner bien avant sur les conditions de séjour !

Notre avis sur le woofing : Travailler est pour nous l’une des meilleures manières de faire des rencontres et comprendre un peu plus la réalité du pays que nous visitons. De plus, le fait de rester à un endroit fixe et de vivre « à la locale » sont d’excellents moyens de moins dépenser en voyage. La farniente et la découverte des îles de la mer d’Andaman sont d’autant plus appréciées lorsqu’elles succèdent aux travaux manuels. Chaque minute au bord de l’eau se savoure intensément… Pour la suite du voyage, nous multiplierons ce type d’expérience.

Au quotidien : muay-thaï, pad-thaï et plages thaï !

A Koh Lanta, nous avons surtout apprécié retrouver un semblant de quotidien. L’île se parcours très facilement en scooter et les activités ne manquent pas. Au bout d’une semaine, je file m’inscrire dans un club de muay-thaï (boxe thaïlandaise). Les journées deviennent alors rythmées par le travail à la ferme (seulement le matin), repos sur la plage ou visite et l’entraînement au Lanta Muay-thaï gym. Et cela 6 jours sur 7 !

Nous avons assisté à toutes les soirées de combats de muay-thaï en échange de faire quelques photos pour le club. Là encore, c’est l’occasion de découvrir un aspect essentiel de la culture thaïe. La boxe est le sport numéro Un. D’ordinaire assez réservés, les thaïs se laissent aller devant les combats de muay-thaï : paris d’argent, cris, gestes d’encouragements… Tout y passe ! Nous découvrons un sport assez proche d’un art martial, avec ses rites et ses croyances.

Moment clé : la préparation avant le combat.

Les soirées sont d’autant plus intéressantes que mes partenaires d’entrainement sont sur le ring ! Nous avons littéralement vibré au son de la musique stridente qui retentit pendant les combats. Les thaïlandais ont vraiment fait le show.

La Ram Muay, danse rituelle avant de combattre

Je partagerai mon expérience en muay-thaï beaucoup plus longuement sur le blog. A suivre !

Les excursions en mer

Imaginez : la brise qui vous fouette le visage, le soleil brûlant, la vue d’une île à quelques kilomètres, un plat de fruits frais à portée de main, les poissons multicolores… Bon j’arrête 😉

Pour les excusions en mer, il y a l’embarras du choix ! Nous avons adoré naviguer jusqu’à l’île de Koh Mok pour y dorer et déguster un picnic thaï.

A découvrir : la grotte des pirates ( ou emerald cave) ! Cette excursion s’effectue en bateau au départ de la vieille ville. Après une heure de navigation, nous sommes largués devant une île rocheuse très abrupte. Il faut passer par dessous pour atteindre la crique à l’intérieur de l’île ! Nous nageons dans le noir pendant environ 400m. Notre guide a eu la bonne idée de prendre avec lui des lampes frontales. Heureusement ! Après quelques brasses, nous débarquons dans une crique entourée de falaises escarpées. L’eau est translucide et la petite plage est entourée d’une végétation luxuriante, avec quelques espèces très rares. Je n’ai pas de photos à vous montrer car mon appareil n’est pas résistant à l’eau. Si vous passez dans le coin, c’est un immanquable !

Koh Lanta pratique

Ballades en scooter

Il faut compter de 200 à 300 baths (4,50 euros à 6,70 euros) pour la location d’un scooter à la journée. Bon plan : vous pouvez payer seulement 100 baths (2,20 euros) si vous allez voir le dernier locataire de la rue principale de Klong Nin (vers la plage, sur la droite) et vous demandez leur plus vieux scooter (bleu et blanc). Il est vieux mais convient parfaitement !

Au guidon de votre scooter, vous pouvez facilement partir à la découverte des grottes, de Old Town (la vieille ville) et de Chao Ley, village de semi-nomades. L’extrémité sud de l’île vaut aussi le détour. On y découvre une plage assez calme et une sorte d’hôtel envahit de sculptures très colorées et originales.

 A Klong Nin Beach

Nous avons nos habitudes au bar Le Blue Moon, sur Klong Nin Beach. Le wifi fonctionne parfaitement et des jeux de plage sont à disposition.

Les plages plus au sud sont magnifiques et encore plus tranquilles. Nui Bay et Bamboo Bay sont excellentes !

Manger dans les marchés

Assurément le meilleur rapport qualité/prix de l’île. Tous les deux jours un marché est organisé dans des coins différents. Questionnez les habitants pour connaître celui de votre quartier et foncez !

Bonnes adresses pour dîner avec le coucher du soleil :

Le Diamond Cliff, avec sa vue à 180 degrés sur la mer, nous a accueillis pour des moments de repos bien mérités.

Le 1er janvier au matin, moment de folie, nous achetons un pot de nutella (1ère fois du voyage!) pour se régaler devant la vue !

Et surtout, ne manquez pas les superbes coucher du soleil, visible également dans les restos plus au sud.

Préférez la moitié sud de l’île (à partir de Klong Nin) si vous souhaitez séjourner à l’écart de la foule, avoir un accès facile aux meilleures plages et bénéficiez, tout de même, des commerces et marchés locaux. Le mardi et le vendredi, Klong Nin s’anime autour d’un marché local. Nous avons dégusté des plats très variés et succulents !

Munissez-vous du Koh Lanta pocket guide, gratuit et édité tous les trimestres. Vous y trouverez des cartes pour des ballades en scooter et les meilleures adresses de l’île. Négociez fermement pour la location de scooter et les autres activités !

Encore une fois, et on ne le répétera jamais assez, voyager n’est pas aussi cher qu’on le pense. En travaillant quelques heures par jours en échange de l’hébergement et du petit déjeuner et en profitant de bonheurs simples (baignades, ballades et sport) nous avons très peu dépensé. Cette manière alternative de découvrir un pays permet de s’imprégner du lieu et de créer des liens d’amitiés qui dépassent la rencontre furtive. 

Koh Lanta nous a laissé un excellent souvenir. Nous y reviendrons !

  1. C’est vraiment génial, vous devez vous éclater ! Je commence à préparer mon tour du monde pour décembre 2015 et, alors que je n’envisageai pas du tout le wwoofing, votre article vient de me faire changer d’avis ! Je ne savais pas qu’on pouvait le faire sur de petites durées et votre expérience s’avère très intéressante. Je vous remercie pour ces partages et je vous souhaite de très belles aventures encore 🙂

    1. Salut Juliette et merci !
      Content que l’article te donne envie de tenter l’expérience. En tour du monde, on se rend vite compte que les rencontres font l’essentiel du voyage. Elles sont souvent trop courtes. La solution c’est de s’attarder dans un lieu particulier et encore mieux, d’y travailler !

      1. Pour renseignement, vous vous y êtes pris combien de temps à l’avance pour contacter ces gens qui vous ont accueillis ? et si vous prévoyez (ou que vous avez déjà fait) d’autres étapes en wwoofing ou avec helpx, vous organisez ça au fur et à mesure ? merci 🙂

      2. Ah désolée mais une dernière question ! Vous avez du vous procurer un visa de travail ou qqch comme ça ? ça se passe comment ? Encore merci !

  2. Alors cousin tu kiffes la thai!!!!je suis deg devant tes photos…..
    En plus nizar viens de partir à koh samui!!!
    Biz à vous 2
    Seb et eves

    1. Et oui, t’avais pas tort !! On s’y plaît tellement qu’on est de retour en Thaïlande pour deux mois ! Mais cette fois pour visiter le nord et peut-être redescendre vers Kho Phi Phi qui était trop chargée en décembre.
      a+!

  3. Je suis impressionnée par la qualité de votre voyage, ça a l’air fabuleux ! Ca me donne envie de voyager comme vous …

  4. Si le paradis existe il s”appelle ” Koh lanta” c’est magnifique!!! je veux y aller euh!!!
    vous ètes radieux tout les deux, votre sourire remplie ma journée de joie.
    C’est cool Fred que tu boxes avec les Thailandais.

    je vous embrasse!

    tatie Nat.

  5. @Juliette :
    On s’était pris seulement une semaine à l’avance pour contacter nos futurs hôtes. Le mieux c’est quand même de s’y prendre un mois à l’avance si tu sais déjà où tu vas…
    On va certainement en refaire d’autres pendant le voyage, surtout en Amérique du Sud. Pour l’instant rien de prévu, nous verrons là-bas !
    Et non, tu n’as pas besoin de visa car tu es considérée comme “aide” et ne dois pas être “employée” pour un travail productif. Je te conseille de bien contacter tes futurs hôtes avant de partir. Certains profites de la venue de bénévoles pour s’en servir comme d’employés. Hors, il faut qu’il y ai échange et que tu apprennes quelque chose.
    N’hésites pas si tu as d’autres questions !

  6. Encore un article superbe, ça donne trop envie !
    Fanny je veux que tu m’apprennes à faire une douche en palmier 🙂
    Gros bisous

  7. Salut fred !!!oui koh phi phi c’est sympa mais bien trop occidenatalisé et surtout le monde en décembre…C’est pas top en pleine saison essaye koh tao, samui et hua hin c’est top!!!
    Au fait dit à fanny que je me suis mis à plus belle la vie , la vie de bof lol vacances à la grande motte en scénic!!
    Biz à vous 2

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