Chroniques (pas) gourmandes au Pérou – N°3 – On a testé le chiriuchu

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Le mois de juin est très festif à Cusco et à chaque fête son plat traditionnel. Pour la fameuse cérémonie du Corpus Christi, la ville prend des allures de piste de danse à ciel ouvert. Nous avons naturellement goûté au plat typique : le chiriuchu.

A peine sortis de notre hôtel, un brouhaha énorme nous parvient depuis la Place des Armes. Des statues de saints et de vierges en provenance de différentes villes de la région sont portées en procession jusqu’à la cathédrale pour saluer le corps du Christ. Autour du cortège, de nombreuses fanfares et groupes de danseurs se démènent. Et puis la faim monte.

Nous remarquons que tous les restaurants proposent un plat pour cette occasion : le chiriuchu. Première pensée : ce nom sonne bien, on devrait pouvoir se régaler ! Il se vend tout de même à 20 soles (5,20 euros), c’est -à-dire le double des plats populaires habituels. Affamés, nous entrons dans le premier restaurant qui se présente et commandons le fameux plat festif.

C’est la surprise, nous ne savons absolument pas de quoi sera composé notre plat ! C’est aussi cela le voyage : prendre des risques dans l’assiette pour découvrir de nouvelles saveurs.

Il s’agit d’un assemblage de différentes viandes froides : cochon d’Inde rôti (que l’on appelle ici “cuy”), poule, saucisse de porc, mais aussi : maïs toasté, oeufs de truite, fromage, algues vertes, piments, et enfin, omelette de maïs avec une purée de courge. Plutôt nourrissant non ?

Chiriuchu signifie en quechua “viande froide”. Si l’on avait su… C’est plutôt déconcertant de manger toutes ces viandes froides bien que le cuy (cochon d’Inde) soit assez savoureux. Le goût est nouveau sans être vraiment transcendant…

A la sortie du restaurant nous rejoignons la place San Francisco, alors épicentre du culte voué au chiriuchu. Des dizaines de stands en plein air le proposent ! Ambiance bonne franquette, les péruviens descendent des bières au maïs à vitesse grand V en regardant des spectacles comiques.

Nous constatons une fois de plus que la viande a une grande place dans la gastronomie locale. Nombreux sont les péruviens qui en mangent aux trois repas de la journée ! C’est presque un sport national…

Juste pour vous, quelques images des étales. Bon appétit !

Finalement, ce que l’on recherche lorsqu’on goûte à la gastronomie d’un pays étranger c’est d’être surpris et de se régaler. Pour cette fois, nous avons surtout été très surpris !

  1. ben ils sont si mignon ces cochon d’inde ………..mais bon………… j’aurais du mal….. mais aussi je suis pas faite pour ce tour du monde ………je préfère vous suivre et rêver avec vous… bonne continuation………

    1. On donne notre avis, sans trop s’étendre c’est vrai, en fin d’article : “Pour cette fois, nous avons surtout été très surpris !” 😉

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