Brève N°75 – L’hospitalité sur les rives du lac Malawi

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Dès les premiers kilomètres, nous comprenons que nous ne passerons pas inaperçus à travers ces régions que très peu d’européens traversent, si ce n’est à l’abri de bus ou de 4X4. Les habitants sont fascinés par notre présence et restent sceptiques lorsque nous leur expliquons notre projet. Plusieurs fois, ils nous demandent : « Mais pourquoi venez-vous jusqu’ici pour marcher ? ».

Le premier soir, alors que nous traversons un village, nous sommes invités par Joyce, une jeune femme pleine de bonne humeur. Nous rencontrons sa famille et profitons d’un bon repas concocté au feu de bois deux heures durant en compagnie de Fanny.

Le petit business de Richard et Joyce

Le petit business de Richard et Joyce

Fanny apprend à trier le riz.

Fanny apprend à trier le riz.

 

La nuit est très chaude et le béton n’est définitivement pas confortable. Dès le lever du soleil, nous sommes déjà une vingtaine devant le puits. C’est une corvée immuable dans cette région d’Afrique. Il faut remplir des dizaines de sceaux pour toute la famille, trois fois par jour.

La nuit suivante nous montons notre tente dans la cour d’une école. Les professeurs se font une joie de nous accueillir. A notre surprise, quelques enfants dorment dans les classes, d’autres sont présents pour étudier dès 5 heures du matin. A l’aube, ils récitent l’hymne national et procèdent à quelques exercices physiques. Nous leur parlons de notre pays et de notre voyage en leur montrant quelques photos de bovins charolais, de Paray-le-Monial et de notre famille. Pour eux qui n’ont ni internet ni télévision, l’expérience est dépaysante.

Nous sommes l'attraction permanente !

Nous sommes l’attraction permanente !

Le lendemain, nous reprenons la route suivis par près de 300 enfants ! Nos journées sont ponctuées de dizaines de rencontres et de pauses à l’abri du soleil brûlant. Les mosquées sont pour nous des points stratégiques. Nous y trouvons des puits pour se recharger en eau et un peu d’ombre pour se reposer. Le vendredi, jour de prière, il est très facile d’entamer la conversation avec les nombreux fidèles qui s’étonnent de notre présence.

Nous marchons en moyenne vingt kilomètres par jour et prenons un jour de repos tous les trois jours. La principale difficulté est de supporter nos sac-à-dos, beaucoup trop lourds pour ce type de périple. Je porte vingt kilos et Fanny quinze.

Vu l’imprécision de nos cartes et les aléas de la météo, il serait imprudent de se débarrasser de nos provisions. Alors nous marchons, à la recherche de l’inattendu, l’imprévu, la découverte…, bref l’Aventure.

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