Brève N°73 – D’un monde à l’autre

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Après notre découverte de la côte mozambicaine, nous rejoignons l’intérieur des terres et la province de Niassa pour aller au Malawi. La première partie du trajet s’effectue en 16h de train, plutôt agréables malgré les 7h de retard. Pour rejoindre la frontière, nous nous retrouvons maintenant dans un labyrinthe de chemins poussiéreux.

Pendant les habituelles trois heures d’attente avant de remplir le chapa, Fanny sympathise avec Renard, un médecin congolais. C’est le genre de personnage qui force le respect. Il est le seul médecin pour quelques milliers d’habitants et voit passer une centaine de patients par jour. Au quotidien, il combat la malaria, la malnutrition, le choléra et le sida. Quand il n’est pas dans sa clinique à Entre Lagos, il trouve le temps d’aider les voyageurs. Il nous propose de nous emmener à la frontière avec le Malawi, car selon lui, nous serons bloqués dans une ville intermédiaire à une cinquantaine de kilomètres. Renard sort alors du chapa pour aller chercher son ambulance. Il nous retrouvera dans la prochaine ville, dans quelques heures.

Comme l’avait prédit le médecin, nous sommes bloqués à 50km de la frontière. D’ailleurs lui aussi est bloqué avec nous. Son ambulance n’a plus d’essence. Il a marché trois heures pour en trouver, sans succès. Dans cette partie du Mozambique, il manque de tout. Un ami à lui vient nous aider. Renard nous invite alors à passer la nuit chez lui. C’est parti pour un trajet à l’arrière d’un pick-up, de nuit, entre des sacs de poisson.

Fanny, Ruth, Renard et Fred

Fanny, Ruth, Renard et Fred

Nous retrouvons pour une nuit la chaleur d’un foyer familial. Renard et sa femme Ruth prennent bien soin de nous avant de nous accompagner à la frontière le lendemain matin.

Premiers pas au Malawi

L'arrivée au Malawi.

L’arrivée au Malawi.

L’avantage de passer la frontière avec un médecin reconnu et respecté est qu’aucun douanier n’essaye de nous racketter. On pourrait presque lire la déception sur leurs visages. Après les adieux à nos amis, nous marchons un kilomètre dans l’un de ces étranges espaces neutres entre deux pays. Un panneau rouillé annonce que nous venons d’arriver au Malawi. Les gardes-frontières nous accueillent comme de vieux cousins en visite amicale. Nous sympathisons avec eux et apprenons au passage quelques mots de chichewa, l’une des deux langues officielles avec l’anglais.

Nous grillons au soleil...

Nous grillons au soleil…

Il n’y a ici aucun transport en commun, mis à part le système D. Nous prenons place à l’arrière d’un pick-up et attendons, encore une fois, quelques heures avant qu’il se remplisse. A chaque nouveau passager, le conducteur ajoute un peu d’essence dans son réservoir. D’énormes sacs de poissons séchés complètent l’espace libre. Leur odeur nous suivra d’ailleurs quelques jours plus tard. Nous embarquons pour un trajet très mouvementé sur un chemin presque invisible à travers la brousse. Plusieurs fois, il faut s’arrêter pour remettre les sacs de poisson ou livrer des poules dans quelques huttes sur la route. Le soleil tape très fort. Heureusement, la bonne humeur des malawites nous fait presque oublier le calvaire.

Nous sommes maintenant à Blantyre, capitale commerciale du pays, pour préparer notre prochaine aventure.

  1. hooooooooooo mais c’est mon foulard que voilà sur la tete de Fred?!

    Punaise trop cool!! il à bien voyager hein? j’étais un ptit peu avec vous avec
    ce foulard hihi ben oui un ptit peu pot de colle la tatie

    des bisoux

    Nat

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