Brève N°70 – Une semaine pimentée à Maputo

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Au poste de frontière du Swaziland au Mozambique, le dépaysement est immédiat. Si le pays compte plus de quarante langues pratiquées, c’est en portugais que s’expriment les habitants près des grandes villes. Nous prenons place dans un minibus, appelé ici « chapa », et filons vers la capitale bordée par l’océan indien.

Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par un couple de français rencontré sur le site Couchsurfing.org. Ils vivent ici depuis plusieurs années et c’est donc avec leurs conseils que nous découvrirons Maputo.

De la colonisation portugaise, qui a pris fin en 1975, les mozambicains ont conservé une architecture typique et la culture des cafés. Maputo est une ville festive. Nous parcourons les larges avenues sur les trottoirs éventrés. Les étales des marchés poussent n’importe où. Des femmes passent devant les centres commerciaux modernes avec une épicerie entière sur la tête. La chaleur et le métissage de la ville, typique des villes portuaires, n’est pas sans nous rappeler Bombay ou Salvador de Bahia.

L’agitation ne retombe qu’à l’heure de la sieste. Comme au sud de l’Europe, ne comptez pas faire vos achats entre 12 et 14h ! Nous allons visiter le marché de Xipamanine. A la périphérie de la ville, nous nous retrouvons dans un labyrinthe sans fin, de béton et de taules. On y trouve littéralement de tout. J’en profite pour faire escale chez un coiffeur qui se fait appeler Barry White. Il a fort à faire car il faut rattraper l’échec d’un de ses collègues du centre-ville, perpétué la veille. La tête sortie du sot, je suis plutôt content du résultat et les passants peuvent s’esclaffer en me regardant.

catastrophe capillaire...

catastrophe capillaire…

 

Heureusement Barry s'occupe de moi !

Heureusement Barry s’occupe de moi !

J'ai retrouvé une dignité capillaire.

J’ai retrouvé une dignité capillaire.

Le soir, il n’est pas rare d’entendre des rythmes de percussions s’échapper des bâtiments. Il suffit de s’approcher pour être invité à se joindre. C’est comme cela que Fanny se retrouve à se déhancher au son des djembés. A Maputo, il est très facile de se faire des amis. Tous les soirs, nous sommes invités à des repas ou concerts.

Fanny au cours de danse traditionnelle.

Fanny au cours de danse traditionnelle.

 

La semaine s’achève comme toutes les autres, ici. Le marché au poisson accueille les gourmands près de la plage et l’on profite d’un dernier concert de reggae, une « 2M » (bière locale) à la main. Dès lundi, nous partons vers Inhambane, plus au nord. Notre hôte nous attend déjà.

=> A voir : Nos premiers pas à Maputo en 9 photos

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