Brève N°69 – Une rencontre francophone au Swaziland

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Le voyage apporte régulièrement son lot de surprises. Une fois encore, nous filons vers une ville sans trop savoir pourquoi.

Nous montons dans un taxi-brousse direction Big Bend, une ville située au milieu des champs de cannes à sucre à l’Est du pays. La longue attente avant que le taxi collectif ne démarre et encore une fois une occasion de faire des rencontres. Un homme nous salue dès son arrivée sur les fauteuils cramoisis. Il est originaire du Zimbabwe et enseigne les mathématiques dans un lycée privé du Swaziland. Au fil de la discussion, nous apprenons qu’on y enseigne la langue française. Nous sommes évidemment étonnés. Le Swaziland n’est pas une ancienne colonie et l’Afrique francophone est à des milliers de kilomètres d’ici. A Big Bend, nous quittons le combi avec les coordonnées de l’école et le nom d’un professeur de français.

Nous passons la journée à chercher un coin où dormir. Malheureusement, les seules auberges sont fermées et les immenses champs de canne à sucre rendent impossible le camping sauvage. Nous sommes résolus à prendre un hôtel et prévoyons de rendre visite aux professeurs dès le lendemain.

Notre entrée dans la salle des profs ne passe pas inaperçue. Nous sommes conduits vers Thérèse et Jean-Claude, un couple de professeurs originaires du Cameroun. Moins de dix minutes après les présentations, nous sommes déjà invités chez eux. Nous profitons pendant trois jours de la chaleur d’un foyer, de la gentillesse de leur deux filles et de la savoureuse cuisine camerounaise.

Nous organisons une rencontre avec une classe de première qui apprend le français. En guise d’introduction, nous leur demandons quels mots apparaissent dans leur esprit lorsqu’il pense à la France. Voici ce qui est ressorti : Tour Eiffel, Louvre, Sarkozy, Zidane, et la bise. Ils ont pour la plupart une vision idyllique de la France. Ils sont très étonnés d’apprendre que l’Université est gratuite. Nous sommes surpris par leur maturité et leur niveau de conversation en français.

En Août, ils s’envoleront pour un voyage scolaire de Paris à Nice. Si vous croisez leur route, nous comptons sur vous pour les accueillir aussi bien que nous avons nous-même été accueillis.

L’hospitalité du continent africain n’est décidément pas une légende. Il ne se passe pas un jour sans que des passants nous invitent ou, tout simplement, viennent bavarder avec nous pour savoir ce qui nous amène ici.

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