Brève N°68 – Nos amis les crocodiles

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La découverte du Royaume du Swaziland continue, depuis la capitale jusqu’aux montagnes de la réserve de Mlilwane.

Mbabane est sans doute la capitale la plus tranquille au monde. Les marchés traditionnels côtoient le centre commercial flambant neuf et les taxi-brousses s’agitent dans un bal incessant. Nous allons à la rencontre des « tangomas », ces médecins mystiques chargés de trouver les causes des mal-êtres et maladies. On y vend herbes et minéraux pour, nous dit-on, repousser les mauvais esprits pendant notre sommeil. Les vieilles femmes prennent soin de nous expliquer chaque curiosité qui s’invite à notre regard.

A force de recherches, je trouve enfin un club de boxe. Lukhele enseigne le noble art depuis une quarantaine d’années. Le célèbre « Kid Memba », ancien mineur, lui a appris dès 1960 à son retour d’Afrique du Sud. Il s’étonne de ma présence. « On m’a dit qu’un blanc me cherchait pour boxer. Je pensais qu’il se trompait, jamais un blanc n’est venu ici ! », me dit-il en m’accueillant. Je suis l’entrainement très rythmé puis il me parle avec amour de la passion qui l’anime depuis toutes ses années.

Au "Kid memba boxing club" de Mbabane

Au “Kid memba boxing club” de Mbabane

A chaque fois que nous nous déplaçons nous retrouvons les chemins rouges, poussiéreux, qui serpentent à travers les collines. Les femmes transportent sur leur tête toutes sortes de marchandises. Toutes se montrent prévenantes à notre égard. Elles nous indiquent les meilleurs endroits pour attendre la voiture qui nous posera quelques kilomètres plus loin. Dans ce minuscule pays, la perception des distances est très différente. Lorsque nous évoquons une ville à plus de vingt kilomètres, les swazis s’esclaffent !

Voilà ce qui arrive quand on laisse gazelles et zèbres flirter ensemble...

Voilà ce qui arrive quand on laisse gazelles et zèbres flirter ensemble…

Nous voilà maintenant dans la réserve de Mlilwane, dans une auberge au sommet d’une colline. Cette fois, il n’y a pas de félins. Nous pouvons donc randonner librement dans l’immensité. Le seul risque est de croiser le chemin des hippopotames ou des crocodiles près des étendues d’eau. Justement, nous ne tardons pas à rencontrer ces derniers.

Il est tout près de nous, à moins de 5 mètres. Un seul mauvais geste et nous finissons en croque-monsieur ! Un crocodile de plus de deux mètres de long nous observe, sans bouger. D’autres se dandinent dans les eaux troubles.

 

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