Brève N°63 – La traversée de l’Afrique du Sud en stop

image

A l’annonce de notre projet de traverser une grande partie de l’Afrique du Sud en autostop, les habitants sont perplexes, voir totalement effrayés. Le taux de criminalité étant très élevé, les sud-africains ont une tendance à la paranoïa. Ils oublient que, malgré les statistiques, la grande majorité des habitants sont accueillants et solidaires. C’est parti pour plus de 2 000km sur la côte !

Les contrastes sud-africains nous sautent aux yeux. Nous longeons plusieurs terrains de golf entourés par des bidonvilles qui s’étendent à perte de vue. Notre arrivée aux stations services ne passe pas inaperçue. Nombreux sont les conducteurs qui viennent entamer la conversation avec nous. Au bout de vingt minutes, nous montons dans notre première voiture.

Nous faisons escale dans quelques villes au bord de l’océan indien. Là encore, nous faisons des rencontres étonnantes. A Knysna, deux maçons nous invitent dans leur voiture pour nous faire découvrir les meilleurs points de vue. Nous nous prélassons en bord de mer avant de reprendre la route.

Les cinq jours suivants se déroulent à peu près de la même façon. Nous attendons en moyenne 30 minutes. Les conducteurs nous racontent leur vie et nous plongent dans l’histoire de leur pays. En une semaine, nous apprenons beaucoup.

Après 1 300 km sur la côte, nous nous apprêtons à entamer la dernière partie du voyage et certainement la plus difficile. La route entre Mthatha et Durban est peu fréquentée et la région est très pauvre.

A Mthatha, nous rencontrons notre premier défi. Déjà cinq heures d’attente dans une station aux alentours de la ville. Notre patience commence à s’effriter. Le seul hôtel des environs est à un prix exorbitant. Il nous faudra passer la nuit dans la station service. Heureusement, notre sauveur arrive. Gareth, très sympa, s’arrête discuter avec nous près d’une heure. Selon lui les environs sont très dangereux. Il est inquiet pour nous. Nous sommes donc invités à passer la nuit dans le mobil-home qu’il loue pendant ses déplacements professionnels. Ainsi, nous passons une soirée très agréable et en sécurité, à bavarder et refaire le monde. Dès 7h du matin le lendemain, il nous dépose dans la même station service.

A l’heure où j’écris ces lignes, nous tentons de reprendre la route pour Durban. Les longues heures d’attente de la veille n’ont pas remise en cause notre motivation. En seize mois de voyage autour du monde, cette semaine a été la plus riche en rencontres. En dépit du danger potentiel et des longues heures d’attentes, l’autostop reste pour nous la meilleure manière d’appréhender un pays inconnu.

  1. C’est en attendant les voitures, le pouce levé, que vous trouvez le moyen d’améliorer votre site internet ? ça laisse pantois et admiratif !! 😉 Bonne route à vous deux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *