Brève N°62 – Au plus grand carnaval d’Afrique

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Cette semaine nous avons assisté à une très grande fête populaire dans les rues du Cap.

Pour fêter la nouvelle année, une gigantesque parade défile dans les rues chaque 2 janvier. La tradition remonte au milieu du 19e siècle. Ce « second nouvel an » correspondait au seul jour de congés de l’année qui était accordé aux esclaves. Ils venaient de Malaisie et d’Indonésie et furent déportés par la Compagnie néerlandaises des Indes Orientales.

Cette année, la parade a été repoussée plusieurs fois pour des raisons de météo et d’organisation. Samedi dernier, nous avons donc eu la chance de plonger dans l’ambiance survoltée de ce que l’on qualifie ici de « plus grand carnaval d’Afrique ».

Les familles attendent patiemment l’arrivée des troubadours. Nous prenons place près de l’une d’entre-elles. On nous offre des sucreries et nous remercie chaleureusement d’être venu. Plusieurs personnes insistent pour que je les prenne en photo. « Tu la montreras à ton pays », me disent-ils !

La participation au cortège est une affaire de famille. Toutes les générations se retrouvent et le positionnement au sein de la parade se transmet par filiation. Les costumes sont de couleurs vives et chaque cortège a son propre code. Vestes et pantalons à paillettes, le visage entièrement maquillé, les ménestrels défilent en dansant et en jouant de la musique. Plusieurs fois nous sommes surpris par un danseur qui saute pieds joints devant nous. Il entame une danse en solo en déroulant leur langue en rythme sur la musique. Fous rires garantis !

En tête de chaque cortège, un enfant danse pour ouvrir le bal puis plusieurs centaines de personnes le suivent. Ils sont des milliers répartis en une cinquantaine de cortèges. Au centre des troupes, les trompètes, saxophones, cymbales et banjos dispensent la bonne humeur. C’est une énorme vague de joie qui englobe la ville sur plusieurs kilomètres.

Nous restons plus de dix heures à parcourir la parade. Finalement, nous fatiguons avant les danseurs et musiciens. Pour d’autres, la fête se prolonge jusqu’au milieu de la nuit.

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