Brève N°60 – Le virus africain

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Cette semaine est l’une des plus surprenantes de notre voyage. Non pas parce qu’il s’est passé un évènement particulier mais justement parce qu’elle a étrangement ressemblé à la précédente. Pour la première fois de notre périple, nous avons même ressenti un semblant de routine. Et pourtant nous l’avons savourée comme toutes les autres.

A partir de dix heures, la maison de surfeurs dans laquelle nous séjournons s’éveille. Je sors du dortoir où nous sommes une douzaine à tenter de dormir malgré les ronflements d’un jeune allemand. Pas tout à fait réveillé, j’enjambe les affaires déposées par une troupe d’anglaises devant la porte et me dirige vers la cuisine.

Nous sommes le premier janvier 2015. Je savoure les premiers rayons de soleil d’une année qui sera en grande partie africaine. Weedy et Avro, deux amis sud-africains, nettoient les vestiges du barbecue de la veille. Le « braai » est une véritable institution dans ce pays. Peu à peu, les autres se réveillent. Mick, surfeur australien, nous questionne sur les vagues avant de nous saluer. Si l’océan est trop calme, il retourne illico se coucher.

Près de la plage, je rencontre Gary. Quand il n’est pas à Muizenberg pour louer des planches et donner des cours, il parcourt le monde entier à la recherche des meilleurs vagues. J’enfile ma tenue et fonce dans l’océan. Alors que j’attends la bonne vague, il n’est pas rare qu’une otarie vienne tout près de moi pour me narguer.

Lorsque l’océan reste plat, nous filons explorer les quartiers de Cape Town à la recherche des fresques colorées qui recouvrent les murs délabrés des quartiers périphériques.

Un virus africain ?

C’est très simple. Le virus africain c’est : arriver en Afrique en connaissant très peu de choses des pays et être pris d’une envie de tout explorer ! Dès que nos mollets craquent sous les longues heures de marche, nous nous installons dans une vieille bibliothèque du Cap et préparons notre itinéraire dans les grandes lignes. Des noms encore mystérieux résonnent dans nos esprits : Bazaruto Archipelago, Harare, Lesotho, Kruger, Lac Malawi, Lusaka…Nous croisons des voyageurs qui nous enivrent de leur aventures au Rwanda, en Tanzanie, au Mozambique… Ces pays deviennent peu à peu familiers.

Rien n’est prévu donc tout sera possible. Le voyage continue.

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