Brève N°49 – Les saveurs de Buenos Aires

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Après 5 000 km dans le nord argentin, nous nous installons pour quelques jours à Buenos Aires.

Entre Madrid et Paris ?

Au premier abord, la capitale argentine nous rappelle d’autres grandes métropoles. Les larges avenues bordées de gratte-ciel me font penser à New York. L’architecture évoque Madrid et certains quartiers, une ambiance parisienne. C’est le cas du quartier de Ricoleta et de ses répliques d’immeubles haussmanniens. Nous y retrouvons quelques plaisirs : restaurants, cinémas et librairies. Mais Buenos Aires révèle son caractère propre. Du quartier bohème de San Telmo au quartier historique de la Boca, en passant par le flambant neuf Puerto Madero, nous sommes fascinés par le dynamisme et l’atmosphère conviviale qui se dégagent d’une ville de cette taille.

Dans les quartiers misérables de la périphérie, les immigrés boliviens, péruviens, paraguayens ont remplacé les Européens qui, à partir des années 1880 jusqu’au début du XXe siècle, étaient venus chercher l’eldorado.

Au niveau culinaire, le meilleur du vieux continent s’est donné rendez-vous ici et se mélange avec les spécialités sud-américaines. Il est temps de vous révéler si la viande argentine, réputée l’une des meilleures du monde, devance la viande charolaise. J’ai d’abord été conquis, voire émerveillé, par les saveurs d’une viande tendre, cuite sous le mode de l’« asado » (en grillades sur un feu de bois). Puis, j’ai tenté de me souvenir de l’expérience charolaise. Je me suis revu à Saint-Bonnet-de-Vieille-Vigne, dégustant un steak servi par mon beau-père. J’ai alors compris. Les modes de cuisson diffèrent trop pour que l’on puisse comparer les deux viandes. La Charolaise reste inimitable !

La préparation de l’asado

Dès 19 heures, la ville se réveille. Les Porteños vivent la nuit. Les soirées se prolongent souvent jusqu’à trois heures du matin en pleine semaine. Dur pour nous qui avons pris l’habitude de vivre proche de l’équateur et de se coucher avec le soleil !

Il n’est pas rare de tomber sur un groupe de danseurs de tango montrer leur art sur un morceau de lino. Les plus vieux transmettent aux plus jeunes leurs secrets. En arrière-plan, les légendes sont encore vivaces. Élevés au rang de demi-dieux, Maradona, Carlos Gardel, Eva Perón… continuent de s’afficher sur les murs.

Nous quittons la capitale pour rejoindre des amis argentins, à Santa Fe. Nous y passerons quelques jours avant de rejoindre la Bolivie pour un mois de découverte.

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