Brève N°47 – Routes et déroutes vers Montevideo

image

Notre périple en auto-stop de Rio de Janeiro à Montevideo commence très bien. Nous entamons les 2 600km qui nous séparent de la capitale de l’Uruguay après seulement trois minutes d’attente.

Auto-stop au Brésil

La chance tourne ensuite. Au bout de quelques kilomètres, le camion a un problème de poids. Nous tendons de nouveau le pouce. Les conducteurs suivants se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous passons d’un fan de vitesse et de techno à un père de famille, d’un jeune en casquette à un papi somnolent. Les nuits aussi sont atypiques : l’une dans l’arrière d’un camion de pizzas surgelées, l’autre à trois dans la cabine d’un camion, ou encore en tente dans un local à l’arrière d’une station service.

Comme d’habitude, le stop est une bonne introduction à la culture locale. C’est dans un camion que nous découvrons la boisson phare de toute la région : le maté. Il s’agit d’une infusion d’herbes préparée dans une calebasse. Nous saisissons la bombilla (paille en métal) et savourons le spectacle de la route.

Une dose de maté sur la route de Montevideo

Quatre jours et 2 000km plus tard nous sommes en Uruguay. A quelques détails près on pourrait se croire dans le Charolais-Brionnais. Autour de nous s’étendent à perte de vue des champs, bovins et maisons isolées. Les hommes portent béret et moustache et partagent avec plaisir leur quotidien.

C’est en compagnie d’un routier brésilien que nous traversons les trois quarts du pays. Il nous dépose dans un restaurant à Mariscala. Il n’y a absolument aucun véhicule ! Coincés toute la nuit, nous nous relayons pour solliciter les rares conducteurs. Treize longues heures défilent. Nous sortons sous la pluie battante tenter notre chance au bord de la route. Sans succès.

Soudain, notre sauveur surgit de la brume. Au volant d’une Jaguar, Matthew est un chasseur et riche propriétaire terrien en plein milieu du pays. A 150km/h sur la ligne droite qui mène à la capitale, il nous raconte son amour pour les perdrix pendant que nous luttons contre le sommeil.

Dès notre arrivée à Montevideo, nous sommes surpris par le niveau de vie et la tranquillité de la ville. Pas le temps de se reposer, nous filons ensuite à Buenos Aires puis à la découverte du nord argentin.

Nous publierons prochainement un article pour décrire plus en détails le stop au Brésil et en Uruguay ! Restez connectés !

Un commentaire sur "Brève N°47 – Routes et déroutes vers Montevideo"

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *